J’ai testé le simulateur de vol à Ollioules

L’actualité de ces dernières semaines est un peu triste niveau aviation civile… c’est dans ce contexte si particulier, exactement le lendemain du crash de l’A320 de la Germanwings dans les Alpes françaises, que j’avais rendez-vous pour tester le simulateur de vol 737 situé au technopôle Var-Matin à Ollioules… Une expérience inédite à la fois stressante et très instructive pour comprendre le rôle du pilote et du co-pilote ainsi que découvrir les commandes et techniques de bases du vol. Et pourquoi pas susciter des vocations ?

C’est moi qui pilote !

Les séances de test du simulateur de vol basé à Ollioules durent de 30 minutes à 2 heures. C’est Eric, 42 ans, La Ciotat, pilote professionnel qualifié sur Boeing 737, qui dispense la présentation du cockpit, les principes de bases, un peu de mécanique et s’assied à la place du « pilote monitoring ».

Le pilote monitoring ou « pm » est sur le siège de droite, c’est lui qui va surveiller et communiquer avec la tour de contrôle. La personne en formation s’installe à gauche, elle aura la fonction de pilote flying ou « pf », avec pour responsabilité la trajectoire de l’avion…

m’explique de manière pédagogue Eric avant que je ne prenne les commandes…

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Vol Dubaï- Nice, autorisation de décollage !

On choisit pour ce vol virtuel qui m’a l’air bien réel avec son écran à 180° une liaison Dubaï-Nice. Je fais la belle mais à ce moment précis j’ai le cœur qui bat à 10 000 à l’heure. Je suis dans une situation inconnue, un mélange d’excitation et de peur. Tous ces boutons, ces voyants et la voix (en anglais) de la tour de contrôle qui résonne dans le cockpit mettent tous mes sens en alerte.

Je découvre que la fonction gouvernail aérodynamique (pour diriger l’avion au sol) se maîtrise avec des pédales que j’ai trouvé très sensibles sous mes pieds. Une question de dosage paraît-il… Pour ce qui est des commandes manuelles, elles sont toutes en double à gauche et à droite, seules celles « au milieu » concernent les procédures et check-list à vérifier avant le décollage par le co-pilote (pompe à essence, réchauffage pare-brise, système de pressurisation…).

Mon rôle, après le décollage, était de suivre le cap, les yeux rivés sur mon petit écran bicolore (et non pas dehors puisqu’en l’air on n’a plus aucun repère, que des nuages au mieux…). Pour cela, j’ai dû tenir le manche, le tirer vers moi ou le pousser afin de faire remonter ou descendre le Boeing pour aligner sa position sur les repères déterminés par le directeur de vol. Concentration maximale obligatoire.

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Crédit : Manon Giai-Via

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Une fois en altitude, le pilote-instructeur met le régulateur de vitesse sur 230 nœuds comme ordonné par la tour de contrôle. Il m’explique chaque geste qu’il fait, même si en situation réelle, le silence flotte dans le cockpit. C’est alors qu’une alarme retentit. « On est trop bas en altitude, on se rapproche du sol, remontez l’avion ». Je redresse avec le manche, je n’ai qu’une hâte, atterrir.

Vous avez envie de tester vous aussi ?! Jusqu’à fin mai 2015, une offre vous permet de tester le pilotage pendant 30 minutes au tarif exceptionnel de 69€. Réservez-vite !

Comment ne plus avoir peur en avion ?

Cette formation « pratique » peut se faire de manière indépendante et individuelle, mais sachez qu’elle s’inscrit également dans un stage de lutte contre la peur de l’avion, après une partie théorique tenue par des professionnels de santé. Plus de renseignements auprès du Centre de Traitement de la Peur de l’Avion.

One comment on “J’ai testé le simulateur de vol à Ollioules”

  1. missbulle dit :

    Un peu cher mais c’est une idée de cadeau d’anniversaire.
    merci pour cette découverte

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